Première installation : vis ma vie de jeune chirurgien-dentiste

Quelles sont les priorités des chirurgiens-dentistes lorsqu’ils s’installent ou rejoignent un cabinet dentaire ? Les témoignages de deux jeunes praticiens, Pierre Etienne Puel, installé à Rodez dans l’Aveyron, et Antoine Dubrisay, actuellement en collaboration dans les Yvelines.

S’associer ou collaborer ?

Installé depuis le début de l’année à Rodez, Pierre-Etienne Puel a choisi de s’associer avec un confrère qu’il connaissait déjà. « Une place s’est libérée dans le cabinet et le Dr Nègre, l’associé principal, m’a proposé de le rejoindre. » Un cabinet de deux fauteuils, un plateau technique complet, un bloc et l’administratif pris en charge par une assistante coordinatrice, c’est tout ce qu’il faut à Pierre-Etienne Puel pour franchir le pas. L’une de ses seules inquiétudes était de ne pas remplir son planning, compte-tenu du nombre de chirurgiens-dentistes déjà installés à Rodez. « Il y avait déjà un fond de patientèle, que je suis en train de consolider » reconnaît-il aujourd’hui, rassuré.

« Beaucoup de mes jeunes confrères veulent rester dans les grandes villes et ont des difficultés à trouver des collaborations ou des cabinets leur permettant de s’installer. » Pour contourner cette difficulté, le Dr Antoine Dubrisay a fait le choix de la collaboration dans un cabinet à une cinquantaine de kilomètres de Paris, dans les Yvelines. Chaque jour, il fait l’aller et retour entre son domicile parisien et le cabinet qu’il a choisi. « S’installer en sortant de la fac, c’est un vrai pari ! J’ai testé plusieurs cabinets et j’en ai choisi un qui me plaisait pour y rester de trois à cinq ans. Je souhaitais travailler dans de bonnes conditions dans une zone où il y avait un peu de patientèle. »

Un jeune chirurgien-dentiste, du neuf pour les patients

« Les patients apprécient d’avoir des praticiens jeunes, parce que nous proposons une nouvelle façon de travailler, utilisons de nouvelles méthodes et des nouvelles technologies » a remarqué Pierre-Etienne Puel après six mois de contact avec la patientèle. « Pour que le patient revienne le moins possible, je propose des séances longues et limite le nombre de rendez-vous. Ils apprécient la nouvelle façon de communiquer à travers les caméras et les écrans. » Ce qui compte pour lui est de répondre aux trois préoccupations du patient : ne pas avoir mal, connaître à l’avance le nombre de rendez-vous et le prix du traitement.

Le secret, pour Antoine Dubrisay, c’est la pédagogie. « Le patient veut que sa demande soit satisfaite. C’est à nous d’expliquer que nous utilisons de nouvelles technologies pour la satisfaire. » Dans les Yvelines, le jeune chirurgien-dentiste reconnaît que les patients sont plus respectueux de leurs engagements et honorent davantage leurs rendez-vous qu’à Paris. « Les patients reviennent vers nous parce que le traitement se passe bien, mais ils mettent un peu de temps à s’en rendre compte. Ceux qui fréquentent les centres dentaires low cost s’aperçoivent souvent trop tard de leurs méfaits. »

Des projets d’avenir à court ou moyen terme

Les deux jeunes praticiens ont déjà intégré les mutations de leur profession. « L’activité du chirurgien-dentiste seul dans son cabinet, c’est terminé ! » reconnaît Pierre-Emmanuel Puel. C’est pourquoi il envisage, dès lors qu’un troisième dentiste aura rejoint son cabinet à Rodez, de déménager pour une structure plus grande, ce qui permettra à chaque praticien de disposer de deux fauteuils. « Avec deux fauteuils, le praticien peut passer d’un patient à l’autre et le travail des assistantes est facilité. »

Même si le cabinet dans lequel il travaille est grand, moderne et bien équipé, Antoine Dubrisay n’envisage pas d’y faire carrière. « Ma vocation est de revenir à Paris pour m’associer ou faire une création de cabinet. L’idéal serait de trouver un cabinet au sein duquel je me sens à l’aise, pour envisager une reprise à terme des parts majoritaires. »

Continuer à se former 

Bien formés, les jeunes chirurgiens-dentistes maîtrisent toutes les nouvelles techniques de la dentisterie, mais ils ne comptent pas en rester là ! « Je viens d’achever un CES sur les biomatériaux à l’Université de Toulouse et je cherche un nouveau CES sur la parodontologie et, ultérieurement, un DU en implantologie. J’ai apprécié de sortir du cabinet un jour par semaine pour rencontrer des enseignants et des confrères » souligne Pierre-Etienne Puel. Quand à Antoine Dubrisay, il est désormais Docteur, ayant terminé sa thèse en décembre 2016. « Les techniques que j’ai apprise à la faculté sont celles qui se font de mieux ! Mais nous devons continuer à nous former, car on se pose toujours la question « Que peut-on faire de mieux pour le patient ? ».

Première installation, une séance dédiée -
"Ça y est je démarre, comment faire les bons choix ?"

séance A10 - L'essentiel - mardi 28 novembre/16h-17h
Séance incluse dans votre Forfait Congrès

Objectifs :
▪ Savoir se faire guider dans la construction de son projet professionnel
▪ Effectuer les bons choix dans le cadre de son installation (sur les plans juridique, fiscal...)
▪ Mieux connaître le processus de création/reprise d’un cabinet

Responsable Scientifique : Julien Fraysse
Conférencier : Marc Sabek

La création ou la reprise d’un cabinet dentaire ne s’improvise pas : elle s’anticipe et se prépare. Le jeune praticien se retrouve face à de nombreux choix potentiels que ce soit sur le plan juridique, fiscal et organisationnel et doit répondre à de nombreuses questions : exercice sous forme individuelle ou en société ? Vaut il mieux reprendre des actifs ou des parts de société ? Comment se protéger dans le cadre d’un rachat d’une SELARL ? Quel régime fiscal choisir ? Quels sont les clés de la réussite d’un projet de création/reprise d’un cabinet dentaire ? La définition initiale du projet, de ses objectifs et la mise en place d’un calendrier précis sont des éléments essentiels à mettre en œuvre. La création et la reprise d’un cabinet dentaire constituent par ailleurs un travail d’équipe où des professionnels d’horizon différents (expert-comptable, banquier, fournisseurs...) doivent être associés au plus tôt afin de préparer au mieux le projet et couvrir l’ensemble des domaines afférents à cette thématique.

Chirurgien-dentiste nouvellement diplômé


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