Séance B30  » Cauchemars en parodontologie et en implantologie ».

Responsable de séance : Marjolaine Gosset

Conférenciers : Jean-Louis Giovannoli, Caroline Fouque

Pourquoi assister à cette séance ?

Nous rencontrons tous au quotidien, dans notre exercice, des difficultés, des complications ou encore des échecs lors des traitements de nos patients. Certaines situations, plus que d’autres, vont nous marquer : lorsqu’on se sent dépassé (techniquement et/ou émotionnellement), lorsqu’on ne comprend pas la raison de l’échec ou de la complication, lorsque la situation perdure ou qu’elle s’empire avec le temps, et qu’au final, elle affecte notre pratique, voire notre relationnel avec nos patients. Personne n’en est à l’abri, que l’on débute son exercice, ou que l’on soit expert, ce qui peut nous conduire à surévaluer notre maitrise d’un acte, les risques qui lui sont associés ou à repousser à tort les limites d’une technique.

Or, nous n’aimons pas en France parler de nos échecs et encore moins de nos très enfouis cauchemars. Là où Outre Atlantique, analyser et rebondir de ses échecs est devenu un élément moteur (presque indispensable) d’une réussite professionnelle, nous avons, en France, à apprendre sur l’attitude à adopter pour progresser avec/par ces cauchemars : c’est grâce à leur analyse que nos pratiques progressent.

Dans cette séance, deux grands conférenciers et cliniciens, les Dr Fouque et Giovannnoli, vont prendre le temps d’analyser avec nous leurs cauchemars dans deux types de pratiques de la parodontologie: la chirurgie muco-gingivale et la réhabilitation implanto-portée du patient parodontal. Grâce au partage de leurs réflexions, appuyées sur la littérature scientifique, nous en sortirons grandis pour une pratique plus sécure et sereine.

Quels sont les différents aspects qui seront exposés ?

Le Dr Caroline Fouque, experte en chirurgie muco-gingivale, analysera et nous transfèrera des compétences pour guider nos pratiques face à un ensemble de complications et d’échecs lors de techniques de recouvrement radiculaire (cas clinique 1). Elle y distinguera les complications, évènements inattendus qui surviennent au cours de l’intervention ou lors de la phase de cicatrisation, sans pour autant qu’une erreur technique ait été commise, des échecs, lorsque l’objectif thérapeutique n’a pas été atteint. Pourquoi obtient-on une insuffisance de recouvrement radiculaire ? Comment expliquer un résultat inesthétique ? Que faire face à une hémorragie per-opératoire ou retardée ? Mon greffon a nécrosé … pourquoi ? et que faire ?

Le Dr Jean-Louis Giovannoli va quant à lui expliciter les difficultés de la réhabilitation implanto-portée chez le patient parodontal, c’est-à-dire le patient avec une histoire de parodontite (traitée et en maintenance). Aujourd’hui la réhabilitation implanto-portée est une solution de choix pour la réhabilitation des édentements, tout particulièrement chez le patient parodontal qui présente un support parodontal faible résiduel des dents bordant l’édentement, des mobilités dentaires et des dents résiduelles qui sont souvent saines et sans restaurations. Autrement dit, les patients parodontaux sont ceux qui présentent le plus de besoins de réhabilitations implanto-portées alors qu’ils sont les plus à risque de complications de ces traitements, notamment de complications biologiques tardives, à savoir les péri-implantites…. péri-implantites que nous savons peu, voir par du tout traiter efficacement. De véritables cauchemars !

En quoi cette séance va-t-elle modifier vos pratiques ?

Que ce soit en chirurgie mucogingivale ou pour le traitement prothétique implanto-porté des patients atteints de parodontites sévères, vous pourrez mesurer et apprécier comment proposer des traitements raisonnés après évaluation des risques locaux et généraux d’un patient, préparer les séances chirurgicales, s’assurer de la compréhension du patient face aux attitudes à adopter immédiatement et dans le temps pour favoriser la cicatrisation et préserver la santé parodontale et péri-implantaire…Autant d’éléments pour une pratique sereine et satisfaisante.

Cas clinique 1 : Échec d’une chirurgie de recouvrement radiculaire.
L’objectif était d’obtenir le recouvrement de 31. Suite à l’intervention, une nécrose du greffon associé à l’apparition d’une récession sur 32 et un environnement mucoginigval inesthétique ont été obtenus.

Cas Clinique 2 : Péri-implantites chez un patient parodontal.