Objectifs :
• Appréhender le phénotype gingival pour anticiper la réponse biologique des tissus
• Savoir modifier le phénotype parodontal pour maintenir des résultats stables
• Connaître les indications, les limites et l’impact clinique de ces approches
Responsable scientifique :
KEVIMY AGOSSA
Intervenants :
THOMAS NGUYEN
Résumé :
Le phénotype parodontal joue un rôle central dans l’obtention de résultats cliniques prévisibles et dans le maintien de la santé parodontale et péri-implantaire à long terme autour des dents naturelles, des implants et dans le cadre des traitements orthodontiques. L’épaisseur gingivale, la largeur du tissu kératinisé et le morphotype osseux constituent les trois paramètres fondamentaux permettant de définir les phénotypes parodontaux et d’anticiper la réponse biologique des tissus aux interventions cliniques.
Un phénotype mince est associé à une moindre tolérance biologique, se traduisant par un risque accru de récessions gingivales, de perte de tissus mous et de complications, particulièrement lors de déplacements orthodontiques, de restaurations prothétiques ou d’implants en zone esthétique. Au-delà de la planification, l’identification et la gestion du phénotype parodontal conditionnent la capacité à atteindre des résultats stables, reproductibles et durables.
Cette présentation mettra en évidence comment la modification ciblée du phénotype parodontal, notamment par la conversion d’un phénotype mince vers un phénotype plus épais, peut améliorer la prévisibilité des résultats cliniques et contribuer au maintien de la santé tissulaire à long terme. Les indications, les limites et l’impact clinique de ces approches seront discutés à la lumière des données scientifiques actuelles et de cas cliniques en dentition naturelle, en implantologie et en orthodontie.