D89 – Accès aux limites : avec ou sans chirurgie

Objectifs :

• Considérer la notion de « respect » de l’espace biologique/attache supra-crestale
• Appréhender la gestion d’une limite profonde localisée et d’une limite profonde périphérique
• Connaitre les limites de restauration sans élongation coronaire

Responsable scientifique :

EMILIE BORDET

Intervenants :

PHILIPPE DOUCET

JONATHAN CHESNEAU

Résumé :

L’accès aux limites profondes d’une restauration est un acte technique parfois compliqué et peut représenter un défi important pour le praticien. Par ailleurs, le respect d’une « distance de sécurité » entre la limite de restauration et le rebord osseux marginal a été préconisé, dans le but de protéger la dent d’une inflammation et d’une perte d’attache non contrôlées. L’élongation coronaire, en relocalisant l’os et la gencive à distance de la limite d’une restauration profonde, permet de protéger le parodonte et de faciliter l’accès à la limite.
Néanmoins, l’avènement des procédures de remontée de marge et le recul clinique que l’on a aujourd’hui sur ces techniques laissent à penser que la notion d’espace pré-prothétique nécessite d’être reconsidérée. Peut-on remettre en question une étape chirurgicale pour aménager l’espace séparant l’os de la limite de préparation ? Cela vaut il uniquement pour les limites localisées ou est ce transposable aux limites périphériques ?
L’oeil et les compétences du praticien qui souhaite restaurer la dent, peuvent parfois s’opposer aux objectifs du parodontiste qui souhaite protéger les tissus qui la soutiennent.
Peuvent ils s’accorder sur le sujet ?