C42 – Chirurgie plastique parodontale

Objectifs :

_Maitriser les différentes étapes d'une greffe gingivale
_Démystifier le prélèvement palatin et sécuriser son geste chirurgical .
_Appréhender les différentes techniques de prélèvement du greffon.

Responsable scientifique :

Sébastien Piscitello

Intervenants :

Benjamin Cortasse

François Vigouroux

Matthieu Rimbert

Vincent Ronco

Julie Lamure

Julia Garabetyan

Mathilde Jacquemont

Angéline Antezack

Résumé :

Participation soumise à inscription complémentaire : 201€

Une récession parodontale est définie comme un déplacement apical de la gencive marginale associe? a? une perte d’attache clinique. Elles représentent un motif récurrent de consultation de la part de nos patients, tant sur le plan esthétique (« dents longues ») , que fonctionnel (hypersensibilités dentinaires) suite à l’apparition de caries radiculaires ou de le?sions cervicales non carieuses (LCNC) . (1)
Nous savons aujourd’hui qu’un phénotype fin augmente le risque de développer des récessions gingivales et que celles-ci soient évolutives.
De la greffe gingivale libre utilisée en secteurs non esthétiques (antérieur mandibulaire), aux techniques de greffes conjonctives enfouies associées aux lambeaux positionnés coronairement (LPC, enveloppe, tunnel modifié, lambeau avec rotation des papilles…), nous disposons d’un gradient et un arsenal thérapeutique adaptés à chaque situation clinique.
Afin de de?terminer la possibilite? de recouvrement d’une re?cession, il est important de prendre en conside?ration le niveau d’attache clinique inter-dentaire, le phe?notype gingival apicalement à la récession(e?paisseur gingivale et largeur du tissu ke?ratinise?), l’e?tat de la surface radiculaire (pre?sence / absence de LCNC ou de caries), la situation de la jonction e?mail-ce?ment, la position de la dent, la présence d’un frein et le nombre de re?cessions adjacentes. (récession unitaire versus récessions multiples).
Avec la nouvelle classification des conditions muco-gingivales (AAP World Workshop 2017), il est clair que le choix du type de traitement n’inclut pas uniquement le phénotype gingival et la sévérité? de la récession, mais doit aussi associer la prise en charge des le?sions cervicales avant de réaliser la chirurgie.
Le développement de la microchirurgie plastique parodontale (aides optiques, micro instrumentation, sutures de faibles calibres…) a permis de réduire la douleur et l’inconfort post- opératoire de nos patients, tout en améliorant considérablement la qualité de la cicatrisation et la reproductibilité de nos résultats en terme de recouvrement mais surtout d’esthétique.
En effet, pour juger le succès d’une chirurgie plastique parodontale en terme d’esthétique, de nombreux critères doivent être évalués : le profil galbé et le festonnage de la gencive marginale, la pre?sence des papilles interdentaires, la position finale de la ligne muco gingivale, et enfin, la concordance avec les tissus mous des dents adjacentes (texture, couleur, absence de cicatrices…)